Du cul-terreux au technicien SEO

Histoire racontée le 04/06/2012

photo Damien enfantJe m’appelle Damien, j’ai 22 ans et je vis dans une petite ville bas-normande surnommée « la ville aux cent clochers » où je travaille en tant que technicien SEO dans une agence de communication depuis maintenant deux ans.

Je me ronge les ongles depuis l’‚ge de neuf ans - l’anxiété qu’ils disent - et j’ai aussi confiance en moi qu’un bébé apprenant à marcher.

Tombé dans le monde de l’informatique très jeune

Mes parents vivaient en pleine cambrousse sans aucun transport en commun et à une heure à pied de la ville la plus proche. Notre maison était coincée entre une ferme spécialisée dans l’élevage porcin et une fabrique de fromage. Autant vous dire que, niveau distraction, c’était assez light.

Mais à mes douze ans, mes géniteurs m’ont offert un bel ordinateur : écran à tube cathodique pesant six fois mon poids, unité central faisant plus de bruit à l’allumage que le décollage d’une fusée et un magnifique modem Olitec 56k qui réveillait toute la maison avec son grésillement horrible lorsqu’il se lançait.

Pour autant, j’étais le gamin le plus heureux du monde parce que j’étais ENFIN connecté avec l’extérieur.

Ma maison

Une suite logique

Je me suis, tout naturellement, dirigé vers des études d’informatique. Rester cloîtré dans un bureau, derrière un écran, toute la journée était mon plus grand rêve et, après avoir obtenu mon baccalauréat, je suis entré dans un Institut Universitaire de Technologie pour devenir webmaster.

Par malchance, j’ai tout appris dans cette école SAUF à développer des sites internet. J’ai donc retroussé mes manches et commencé à m’auto-former en développant des petits sites perso.

Contrairement à beaucoup de mes confrères, je n’ai pas eu cette « passion du référencement » depuis le plus jeune ‚ge. Non, à vrai dire, je ne connaissais même pas ce métier il y a encore trois, quatre ans.

J’ai commencé à réellement me pencher sur la question après avoir pris conscience que créer des sites internet ne servait à rien si personne ne les visitait (oui, ça paraît bête à dire, mais il y a beaucoup de gens qui n’ont pas encore compris cela).

Tout comme pour la création de site internet, j’ai donc décidé de m’auto-former. Pour cela, je me suis mis à lire une tonne de blogs spécialisés. Mais devant le nombre impressionnant de plateformes dédiées à ce métier, j’ai dû faire un gros travail de tri en recoupant les informations et en faisant un maximum de tests sur mes pages perso pour trouver les techniques les plus efficaces.

études informatique

Une bonne dose de chance

Mais on ne vit pas de la lecture d’articles sur le référencement et je me suis rapidement mis à chercher du boulot. J’ai assisté à un fantastique « rendez-vous Pôle emploi » ou un mec t’explique pendant 3 heures comment rédiger ton CV et surtout « Comment faire pour que celui-ci se démarque des autres » en mettant plein de couleurs partout et en incrustant, en bas de page, des photos en rapport avec ton métier parce que c’est « original ».

Fort heureusement, je n’ai eu la chance d’assister qu’à un seul de ces moments magiques. En effet, un poste de développeur web s’était libéré dans ma région quelques semaines après mon inscription à P.E et j’ai tout de suite sauté sur l’occasion. J’ai été embauché quelques jours plus tard suite à un entretien, pourtant pas terrible, avec la direction. Je dois vraiment avoir une bonne étoile.

Début de la vie active

Dans la vraie vie, je ne mets jamais de cravate !

J’ai ainsi commencé ma « carrière professionnelle » (oui, je mets entre guillemets parce que ce terme fait un peu trop prétentieux je trouve) en tant que développeur web. Pendant environ six mois, j’ai créé des sites de tous types allant du site vitrine de trois pages aux gros sites administrables pour des groupes internationaux. Mais l’ennui s’est rapidement emparé de moi car je n’avais plus le temps de toucher à ma passion : le référencement de site internet.

Quelques semaines après ce léger coup de blues, j’ai décidé d’en parler à mon patron qui, à ma grande suprise, m’a pleinement encouragé à m’orienter vers du SEO. Une compétence qui "pourrait être bénéfique pour l’agence".

Après lui avoir montré ce que je valais (j’avais réussi à placer quelques-uns de mes sites perso en TOP 3 sur de nombreuses requêtes concurrentielles), il a commencé à démarcher les prospects qui n’ont pas mis longtemps à signer les contrats !

J’ai pu enfin commencer à évoluer dans ma peau de référenceur dans laquelle je me sens aujourd’hui totalement épanoui. La deuxième position à un récent concours SEO parlant d’un mystérieux ouistiti m’a conforté dans mon choix professionnel. C’est le métier qu’il me fallait !

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